N'empêche. Fin juin, on a constitué une dream team bulgaro-polonaise avec Laura, Andrea et mon Papa, et on est allé chercher l'unique créneau météo de l'été dans le massif du Mont Blanc.
Jeudi 27 juin
L'unique créneau météo de l'été commence logiquement par la sympathique montée au refuge des Conscrits : 4 heures sous une petite pluie fine, avec tout de même des accalmies où la pluie est remplacée par de la neige.
Dès les premières lumières de l'aube, Andrea nous montre ses talents de photographe acrobatique, future discipline olympique.




L'objectif du jour est un peu plus ambitieux : traversée des dômes de Miage. On avale ça en se régalant comme jamais. Tout le monde galope, le temps est de la partie, on se croirait dans le catalogue de l'office du tourisme de Saint Gervais.








Ayé : Julien et Alex nous ont rejoint. Pour compliquer la chose, il ne se sont pas acclimatés du tout. C'est beau la jeunesse. Il est temps de s'attaquer au toit de l'UE. C'est le pied, on commence par s'économiser une bavante de 1800m grâce au petit train à crémaillère.



Le soir se couche, comme d'habitude, mais c'est pas tout à fait pareil. On pourrait être sur la côte d'Azur. Demain matin, on va tenter le Mont Blanc. J'ai déjà fait des courses plus longues, plus difficiles, plus isolées, plus engagées, mais celle-là, elle a quelque chose de particulier.

Summit day, une grimpette sans histoire :
- Réveil 1h15, après une nuit blanche ou guère s'en faut.
- Départ 2h
- Montée à l'aiguille du goûter, arrivée à 4h
- Le temps se gâte sérieusement et devient dégueulasse à partir du dôme du Goûter. On croise les premières cordées qui ont fait demi-tour vers 5h15.
- Arrivée à Vallot sans aucune visibilité, vent fort avec de méchantes rafales, il ne neige pas mais c'est tout comme. 7h. Une petite pose. On voit qu'il ne fait pas bien chaud dehors !
- On retourne dans la tourmente. Paradoxalement, en montant, on trouve des petits moments de calme sur l'arrête des bosses. Quelques rares éclaircies nous permettent d'admirer les dômes de Miage. On croise enfin une cordée qui a réussi le sommet. C'est donc possible. L'arête finale nous semble bien longue, mais on finit par arriver à un maximum local dont l'altimètre confirme l'altitude : 4810m (impossible de vérifier de visu qu'il n'y a pas de montage plus haute dans le coin). Vu comme ça, ça ressemble beaucoup au sommet de l'Alpamayo ! Il est 8h30.
Laura n'est pas en reste...
Retour en petit train, triage du matos, même pas le temps de manger, on prend la route, Papa nous dépose sous un déluge à la gare TGV du Creusot, une grosse heure de train, arrivée Paris, ligne 14, Maison, déballage des sacs pour faire sécher le bazar... 24H qu'on est debout.
Le temps d'une grosse sieste, et je prends mes nouvelles fonctions chez mon nouveau patron.